Historique de la Fédération

Richard STIEVE (fondateur du Club Vosgien)
  • Le Club Vosgien (sous le nom de Vogesenclub) est créé à Saverne le 31 octobre 1872 par Richard Stieve, magistrat au tribunal de grande instance de Saverne. Neuf associations participent en décembre 1872 à l'assemblée générale constitutive qui se tient à Strasbourg.
  • Il est reconnu d'utilité publique le 30 décembre 1879. Le premier président (1873-1876) est M. Nuerburg, président du tribunal de Strasbourg.
  • Entre 1890 et 1910, le Vogesenclub construit des tours belvédères sur les sommets du Grand Wintersberg, du Wasenkoepfel, du Brotschberg, du Climont, du Champ du Feu, du Heidenkopf, de l'Ungersberg et du Faudé. En 1932 la tour de Drince est érigée à Rombas en Moselle.
  • En 1921, l'administration des Eaux et Forêts accorde au Club Vosgien le monopole du balisage des sentiers : cette décision permet de développer un balisage homogène et un réseau cohérent à travers tout le massif vosgien et aux alentours.
  • En décembre 1946 le Club Vosgien compte 6 000 membres et 66 sections.
  • Le Club Vosgien se transforme en Fédération lors de l'Assemblée générale de Sarreguemines le 27 mai 1995.
  • Aujourd'hui, la Fédération du Club Vosgien rassemble plus d'une centaine d'associations. Les 30 000 randonneurs qui en sont membres, entretiennent et balisent 20 000 km de sentiers.

L'appel de 1872

Appel de 1872 pour la création du Club Vosgien (Richard STIEVE)

En 1872, Richard Stieve lance un appel à la création d'un Club Vosgien. Cliquez sur l'image pour agrandir le texte original en allemand (ci-dessous tentative de traduction...)

Appel à la création d'un Club Vosgien

Les Vosges sont restées jusqu'ici ignorées des touristes allemands et même de la plupart des Alsaciens-Lorrains : beauté de la nature et intérêt historique n'y sont pas moindres que dans les massifs allemands, mais il y manque presque partout ce que le touriste expérimenté ou non, est habitué à trouver. Même à proximité de localités très peuplées, les sentiers de montagne sont incommodes et mal signalés, les nombreux vieux châteaux tombent en ruine et sont envahis par la végétation. Les points de repos pour le randonneur fatigué manquent presque partout. À l'époque française, peu de choses ont été faites. Ce qui l'a été tombera en ruine si ceux qui aiment leur ancienne ou leur nouvelle patrie n'y remédient pas d'une main énergique. Il s'agit ici d'une affaire privée. L'état ne pourra s'engager que dans un deuxième temps. Mais même sans un tel soutien, nous souhaitons, avec des forces unies, obtenir un résultat.

Dans ce but, nous avons sur le modèle du Club Alpin esquissé des statuts, et nous demandons à tous ceux qui accepteront le principe de ces statuts de se regrouper en sections. La cotisation annuelle de 5 francs n'effrayera personne. Les sections seront d'autant plus efficaces que l'étendue de leur secteur sera limitée. En particulier, une section de l'association devrait être créée pour chaque subdivision de l'administration des forêts. Nous comptons également sur les citadins, qui viennent se détendre en montagne, non seulement sur ceux qui habitent les villes d'Alsace-Lorraine, mais également sur nos amis des villes du Reichsland, en vieille Allemagne.

Nous vous invitons à nous signaler jusqu'à fin novembre de cette année toutes les créations de section et les adhésions individuelles.

Des invitations seront alors lancées pour la tenue mi-décembre à Strasbourg d'une assemblée générale qui devra constituer définitivement l'association.

Octobre 1872
Pour le comité provisoire
Stieve, conseiller au Landsgericht