La nature est un terrain de jeu mais aussi un terrain de vie
Le Club Vosgien, en tant que fédération, « pèse » quelque 22 000 km de sentiers de randonnée balisés et dédie l’une de ses commissions à la préservation de l’environnement. Joseph Peter qui la préside estime qu’il est du devoir de
chacun d’être un « randonneur acteur ».
Qu’il s’agisse de randonnée sportive ou de plein air, le Club Vosgien est devenu un acteur incontournable d’une activité qui, si elle n’est pas encore aussi populaire qu’outre-Rhin, réunit de plus en plus d’adeptes de ce côté de la frontière. Une réalité qui oblige : quand on balise et entretient quelque 22 000 kilomètres de sentiers à l’échelle fédérale, il est assez logique de se préoccuper de l’impact environnemental que cela a nécessairement.
Pour Joseph Peter, qui préside justement la commission Environnement du Club Vosgien, il existe trois niveaux d’action possible pour que l’empreinte des randonneurs sur la nature demeure acceptable : « Il s’agit de respecter la réglementation d’abord, cela va de soi, mais aussi de travailler à la bonne gestion de la fréquentation des différents milieux et, enfin, d’adopter des bonnes pratiques. »
C’est sans doute sur ce dernier levier que le Club Vosgien est le plus actif même s’il travaille sur tous les fronts.
77 000 heures de travaux d’entretien par an
« L’activité de balisage est sans doute la plus connue de la Fédération du Club Vosgien et nous embrassons une très large variété de sentiers, layons, chemins, etc. auxquels nous consacrons quelque 77 000 heures de travail d’entretien par an. Impossible de ne pas trouver son bonheur dans ce qui est fléché, donc soyons raisonnables : restons sur les sentiers ! L’exemple du massif vosgien est très parlant : il est très anthropisé. Au total, plus de trois millions de personnes vivent à moins d’une heure de voiture. De plus, son succès va croissant. Il y fait un peu moins chaud l’été en altitude ; c’est un terrain magnifique pour le sport santé, l’introspection, etc. Raisons de plus pour
soigner son comportement : silence et respect des cycles de reproduction de la faune, ne piétinons pas les zones protégées ni les prés avant la fenaison, refermons les portes des parcs, etc. Tout cela peut paraître simple, voire simpliste : c’est en fait essentiel ! »
Randonneur-acteur
Tout aussi primordial, le respect de la réglementation permet un usage de la nature partagé et cohabitation intelligente de toutes et tous : « Certaines forêts par exemple sont privées, environ 75 % en France. Aujourd’hui, il existe des cartes mais aussi des applis à même de proposer un itinéraire de substitution dans tous les cas : quand on arrive devant un passage interdit, on ne passe pas outre. De même que l’on doit être attentif, y compris dans l’Est de la France, aux arrêtés préfectoraux concernant les feux de camp et barbecues : le risque incendie, à l’heure du réchauffement climatique, ne concerne plus seulement le Sud de la Loire ! Il faut que chacun aujourd’hui soit un randonneur-acteur », poursuit Joseph Peter.
Enfin, et c’est un chantier d’actualité du Club Vosgien, il faut dédensifier. Entendez, « là où cinq itinéraires existent aujourd’hui pour aller d’un point A à un point B, travaillons ensemble, propriétaires, gestionnaire des espaces naturels, associations, pour en consacrer deux aux randonneurs, deux à d’autres activités de nature et pour en rendre un à la nature… »
Aujourd’hui, il existe des cartes et des applis à même de proposer un itinéraire de substitution. »
Joseph Peter, président de la commission Environnement du Club vosgien.
« Impossible de ne pas trouver son bonheur dans ce qui est fléché, donc soyons raisonnables : restons sur les sentiers ! », implore Joseph Peter
“Ici on agit ” supplément des journaux DNA / L’ALSACE du groupe EBRA

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