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Le tour de la vallée de la Thur vu par Pierre Bindler


Pierre Bindler est un randonneur assidu et passionné, qui du haut de ses 75 ans (qu’il ne fait pas du tout) et ses 33 participations au tour de la vallée de la Thur vous laisse admiratif. Il ne contredira pas la devise du Club Vosgien « 1 jour de sentier, 8 jours de santé », il en est un bel exemple.

Votre premier tour c’était quand ?
Pierre Bindler : C’était en 1976 tout au début du tour, c’était un vrai défi, nous étions six personnes au départ. D’ailleurs nous n’avons pas pu terminer le premier tour à cause de trop mauvaises conditions météo. Les années suivantes, j’ai participé au tour tous les deux/trois ans.

Vous participez au tour chaque année ?
P.B. : Depuis ma retraite en 1999, je m’inscris au tour chaque année et c’est toujours un plaisir. A ce jour, j’ai fait 33 tours de la vallée.

Après toutes ces participations, quelle est encore votre motivation ?
P.B. : Tout d’abord l’envie, le désir. C’est toujours un petit défi de pouvoir concrétiser le rêve de terminer le tour. Quand on arrive au bout, c’est un bonheur qui ne s’explique pas, il n’y a pas de mot, c’est très fort.

Est-ce que le tour est moins difficile quand on participe chaque année ?
P.B. : Sur les dix dernières années, je ne constate pas d’évolution dans mon rythme. Ce n’était pas plus difficile pour moi de faire le tour en 2017 à 74 ans qu’il y a 10 ans. J’ai les mêmes sensations et je boucle le tour en 19h-20h. Sur chaque tour il y a des moments difficiles, ce sont les derniers 20 kilomètres quand le physique lâche (en général après 80 km et 4000 m de dénivelé), il faut que le mental prenne le relais, sinon on ne termine pas. J’appréhende toujours de marcher la nuit, tout est sombre, c’est plus difficile, on risque de se perdre. Quand le jour apparaît c’est comme une délivrance.

Au fil des tours, des souvenirs, des constats ?
P.B. : Des souvenirs il y en a beaucoup, les habitués qu’on retrouve avec plaisir chaque année et il y a aussi les échecs, j’en ai connu trois (en 33 participations). Une fois j’ai dû m’arrêter à mi-parcours, je n’avais plus la condition physique pour continuer. Dans les premières éditions du tour, on partait en groupe, on marchait ensemble pendant 24h. Maintenant c’est plus individuel, on sent que beaucoup de participants sont à la recherche de la performance.

Un entraînement spécifique ?
P.B. : Depuis que je suis retraité, je randonne presque tous les jours en montagne, 2h par jour, 10 km et un dénivelé de 700/800 m. Je randonne seul à mon rythme. Je participe également à des sorties organisées par le Club Vosgien de St-Amarin, des pré-marches avant le tour de la vallée : 2 marches de 40 km, soit la moitié du tour et des marches de 30/35 km. J’ai une bonne condition physique mais le fait d’avoir toujours marché a largement contribué à avoir cette bonne condition.

Les conseils que vous donneriez aux participants ?
P.B. : Le tour est un défi sportif et il faut s’y préparer. Une bonne condition physique et un bon mental sont indispensables. Sur le tour, il faut marcher dans un groupe au même rythme. Il faut aussi respecter une bonne alimentation, boire régulièrement et manger régulièrement par petites portions.

Pierre Bindler participera à nouveau au tour de la vallée de la Thur en 2018 et nous lui souhaitons encore de nombreux tours dans les années à venir.

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